CPES Henri-IV : taux d'admission et ce que la commission regarde

La tour Clovis, dans l'enceinte du lycée Henri-IV, sur la montagne Sainte-Geneviève
La tour Clovis, dans l'enceinte du lycée Henri-IV, où se passe la première année de trois parcours du CPES. Photo Guilhem Vellut, Wikimedia Commons, CC BY 2.0.

Le CPES de PSL est né en 2012 d'un partenariat entre l'université PSL et le lycée Henri-IV. C'est une licence en trois ans qui emprunte à la prépa son intensité et ses petites classes, et à l'université sa liberté de spécialisation et sa formation par la recherche. Pour un très bon élève qui hésite entre une prépa et une licence, c'est souvent la formation qui coche le plus de cases. C'est aussi une formation très sélective.

CPES Henri-IV : le taux d'admission

PSL l'écrit dans sa FAQ pour la rentrée 2026 : ses licences pluridisciplinaires ont un taux de sélectivité de 4 %, et environ 240 étudiants sont recrutés en première année, répartis sur cinq parcours. Trois d'entre eux ont leur première année au lycée Henri-IV : Sciences, Humanités et société, Économie, société et droit. Un quatrième, Sciences des données, arts et culture, se déroule au lycée Louis-le-Grand. Le cinquième, Sciences pour un monde durable, est enseigné principalement en anglais, sur un campus de PSL dans le 5e.

On candidate par parcours, sur Parcoursup, et chaque parcours compte pour un vœu. Le choix est définitif : on ne change pas de parcours après l'inscription. Le CPES figure dans la rubrique des licences sélectives, à part des classes préparatoires.

Ce que la commission regarde

PSL décrit sa méthode avec une précision rare. La commission s'appuie d'abord sur la fiche Avenir remplie par le lycée : les notes de terminale matière par matière, la moyenne de la classe, et les appréciations des professeurs. Elle regarde en priorité les notes et les rangs dans les matières du parcours visé. Les bulletins viennent en complément. La lettre de motivation est obligatoire et lue « avec attention », pour vérifier que l'élève connaît la formation et a un intérêt réel pour ses matières.

Il n'y a pas de moyenne minimale, et PSL explique pourquoi : les moyennes varient trop d'un lycée à l'autre. Ce qui compte, c'est la solidité dans toutes les matières du parcours, puisque la formation est pluridisciplinaire, et le rang dans la classe. PSL résume le profil type en une phrase : des élèves en général têtes de classe, solides dans l'ensemble des disciplines du parcours choisi.

En pratique, un élève brillant en maths mais faible en lettres a peu de chances en Humanités et société, et l'inverse vaut en Sciences. Et le rang compte autant que la note : un 16 dans une classe où la moyenne est à 15 ne dit pas la même chose qu'un 16 dans une classe à 11.

La spécialité maths, exigée dans tous les parcours

C'est le point que beaucoup de familles ignorent : quel que soit le parcours, même en Humanités et société, la spécialité mathématiques est requise. La seconde spécialité dépend du parcours : une spécialité scientifique pour Sciences, plutôt SES ou HGGSP pour Économie, société et droit, HLP ou SES pour Humanités et société. Les attendus communs demandent un très bon niveau en maths, la capacité de mener des raisonnements rigoureux, et un niveau B2 recommandé en anglais.

Un élève littéraire qui abandonne la spécialité maths en fin de première se ferme donc le CPES, alors qu'il en avait peut-être le profil. Cette décision se prend au printemps de la première, quand on choisit les deux spécialités de terminale, et c'est là qu'il faut la penser.

CPES ou prépa : ce qui les sépare

PSL est explicite : le CPES ne prépare pas aux concours des grandes écoles et ne remplace pas une classe préparatoire. C'est une formation complète de trois ans, qui délivre un diplôme d'établissement avec grade de licence. Ensuite, la FAQ annonce 100 % de poursuite d'études en master ou en grande école. Les étudiants qui visent l'ENS ou une école d'ingénieurs y entrent par les voies réservées aux universitaires, sur dossier, parfois complété d'un oral ou d'épreuves, et non par le concours des classes prépas. Pour une école de commerce, PSL conseille plutôt une prépa dédiée.

Le rythme est celui d'une prépa : vingt-cinq à trente heures de cours par semaine en première année, des classes qui dépassent rarement quarante élèves, des devoirs à préparer entre les cours. Le coût, lui, est celui d'une université publique : environ 178 euros de droits d'inscription par an et 105 euros de contribution vie étudiante, et la gratuité pour les boursiers.

Exemple : la session Parcoursup 2026. Les chiffres cités ici, 240 places en première année, 4 % de sélectivité, 178 euros de droits d'inscription, viennent de la FAQ publiée par PSL pour la rentrée 2026. Ils se vérifient chaque année sur la fiche Parcoursup de la formation.

Préparer une candidature au CPES

Le dossier se construit en première et en terminale, et la commission le lit surtout à travers les notes et les rangs. Il faut donc être solide partout, en maths d'abord, puisqu'elles sont communes à tous les parcours, et éviter le trou dans une matière. La lettre de motivation, elle, se prépare comme un vrai texte : montrer qu'on connaît le cursus, ses majeures, son initiation à la recherche, et pourquoi ce parcours plutôt qu'une prépa.

C'est ce que nous construisons avec les familles chez Carmine : choisir entre CPES et prépa selon le profil, caler les spécialités, travailler la lettre. Pour les maths, je prépare les élèves en cours particuliers, et pour comparer avec les classes préparatoires, voir Quelle prépa avec quelle moyenne.

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