Le personal essay du Common App est le même pour toutes les universités. Les « supplemental essays », eux, sont propres à chacune, et c'est là qu'un candidat se distingue ou se perd. Le plus redouté est le « Why us » : pourquoi cette université. Pour un élève de lycée français qui n'a jamais mis les pieds sur le campus, c'est aussi le plus difficile à écrire sans tomber dans la brochure.
Why this college essay : les questions de 2026-2027
Toutes les universités ne posent pas la question, et celles qui la posent ne lui donnent pas la même place. Les libellés ci-dessous sont ceux publiés pour les candidatures de 2026-2027.
| Université | Question « why us » | Longueur |
|---|---|---|
| Columbia | « Why are you interested in attending Columbia University? », plus une question sur les domaines d'études visés | 150 mots chacune |
| Michigan | Les qualités du college ou de l'école choisie, et comment son cursus servira les intérêts du candidat | 100 à 550 mots |
| Penn | « How will you explore community at Penn? », plus une question propre à chaque école | 50 à 200 mots chacune |
| Yale | Pas de « why Yale » cette année : un sujet qui passionne le candidat, trois réponses très courtes, un essai au choix | 200 mots, 200 caractères, 400 mots |
| Brown | Pas de « why Brown » direct : un essai sur l'Open Curriculum, le programme libre de Brown | 150 à 250 mots |
| Stanford, MIT | Pas de « why us » : des questions courtes et des essais sur l'élève lui-même | De 3 à 250 mots selon la question |
Columbia pose en tout six questions de 150 mots et une liste de lectures de 100 mots. 150 mots, c'est un paragraphe : chaque phrase doit porter une information que le lecteur ne trouvera nulle part ailleurs dans le dossier.
Why us essay examples : ce qui marche, ce qui ne marche pas
Les universités disent elles-mêmes ce qu'elles attendent. Michigan conseille de citer des professeurs, des cours et des possibilités de recherche précises. Penn demande d'être précis sur les raisons de candidater à Penn et à l'école choisie en particulier. Le principe est le même partout : un « why us » réussi ne pourrait être envoyé à aucune autre université.
Ce qui ne marche pas : le classement, le prestige, la ville, le campus « magnifique », les phrases qui pourraient figurer sur la page d'accueil du site. Ce qui marche : relier une chose que l'élève a déjà faite, un problème travaillé, une lecture, un projet, à une chose précise que cette université offre, un cours, un laboratoire, un programme, une façon d'enseigner, et dire ce qu'il compte en faire.
Le cas d'un élève de lycée français
Un élève français arrive avec deux handicaps et un atout. Les handicaps : il connaît mal le fonctionnement des universités américaines, majors, core curriculum, recherche en licence, et il écrit dans une langue qui n'est pas la sienne, avec des limites de mots qui ne laissent aucune marge. L'atout : un parcours que les lecteurs voient rarement, avec un programme exigeant en maths, en philosophie ou en langues, souvent une vie dans plusieurs pays. Bien utilisé, ce parcours donne au « why us » la précision qui manque aux autres : ce que l'élève a appris en France et ce qu'il vient chercher là.
La recherche prend du temps : il faut lire les pages des départements, les descriptions de cours, les programmes de recherche ouverts aux undergraduates. C'est une raison de plus pour limiter la liste aux universités qu'on vise vraiment.
Questions de l'année 2026-2027. Libellés et limites publiés par Columbia (page mise à jour le 28 juillet 2026), Michigan, Penn, Yale, Brown, Stanford et le MIT pour les candidatures déposées à l'automne 2026 et en janvier 2027. Les questions changent d'une année à l'autre : elles se vérifient dans le Common App au moment d'écrire.
Organiser l'écriture
Les supplemental essays s'écrivent après le personal essay, qui pose le personnage, et avant les dates limites des candidatures anticipées : le 15 octobre pour Stanford, le 1er novembre pour la plupart des autres. Columbia demande sept textes à elle seule ; une liste de dix universités en représente vite plusieurs dizaines. Il faut repérer ceux qui se recoupent et prévoir le calendrier dès l'été. Pour le reste du dossier, voir Le Common App depuis un lycée français.
C'est le travail que nous faisons chez Carmine : construire la liste, trouver pour chaque université le lien précis entre l'élève et ce qu'elle offre, relire chaque version, sans jamais écrire à sa place.